Prospection commerciale ESN : placer vos profils sans dépendre de trois donneurs d’ordre

En ESN, la prospection commerciale passe après les livraisons. Pendant ce temps, l’intercontrat coûte chaque jour, et un grand compte peut couper son volume demain.

Visio de 30 minutes avec Alexis. Vous choisissez le créneau.

Dix ans dans la tech, du côté de ceux qui livrent

Je sais ce que veut dire une régie à trois mois, un forfait au périmètre glissant, un TJM qui ne passe pas parce que le profil est junior sur une techno et senior sur une autre. Je parle la langue de vos consultants et celle de vos clients, et je n’ai pas besoin qu’on me traduise ce qu’est un intercontrat. Ça évite les rendez-vous où l’interlocuteur comprend en deux minutes que le commercial récite.

Dix ans dans la tech, dont cinq chez Orange Cyberdéfense. Qui appelle vos prospects, et d’où je viens : mon parcours.

À qui je parle

Le directeur technique ou le responsable de département
C’est lui qui a le besoin, il connaît ses trous de compétence et ses délais. Le budget se décide parfois plus haut, sa recommandation pèse quand même.
Le responsable des achats IT
Sur les structures plus grosses, il tient le référencement fournisseur. Passer par lui est long mais durable.
Le dirigeant de PME
En dessous d’une certaine taille, il fait les trois métiers à la fois. C’est l’interlocuteur le plus rapide à décider.

Les signaux que je cherche avant d’appeler

Avant de composer un numéro, la donnée dit déjà beaucoup. Voilà ce qui décide de qui j’appelle, et quand.

  • Des offres d’emploi ouvertes depuis plusieurs mois sur des profils techniques : le recrutement ne suit pas
  • Une migration annoncée publiquement, cloud, ERP, refonte de système d’information
  • Une levée de fonds ou une croissance externe qui va créer un besoin de capacité
  • Un changement de directeur des systèmes d’information : les référencements fournisseurs se rejouent
  • Une certification ou une obligation réglementaire qui impose des compétences nouvelles
  • Des technologies visibles de l’extérieur qui correspondent exactement à vos profils disponibles

Chaque entreprise vient avec son SIREN.

Ce qu’il faut savoir avant d’appeler

Tout ce qui suit sert à écrire le Sales Playbook de la campagne, validé par écrit avant le premier appel.

Le vrai coût de la dépendance à trois clients

Beaucoup d’ESN vivent bien, jusqu’au jour où un donneur d’ordre réduit son volume. Le chiffre d’affaires ne baisse pas progressivement : il tombe. Et la prospection commence exactement au moment où on n’a plus la trésorerie pour la financer sereinement.

Prospecter quand tout va bien coûte moins cher et convertit mieux, parce qu’on peut refuser les mauvaises affaires. C’est le seul moment où on a le luxe de choisir.

Ne pas ouvrir sur le TJM

Un appel qui commence par les tarifs se termine sur les tarifs, et vous serez toujours plus cher que quelqu’un. L’entrée qui fonctionne est celle de la disponibilité : quel profil cherchez-vous depuis combien de temps, et qu’est-ce que ça vous coûte de ne pas l’avoir.

Régie ou forfait, ce que ça change à l’appel

En régie, vous vendez une disponibilité et une compétence : l’interlocuteur naturel est le responsable technique, et le cycle est court. En forfait, vous vendez un engagement de résultat : l’interlocuteur remonte vers la direction, le cycle s’allonge, et le premier rendez-vous sert à qualifier le besoin.

Les deux ne se prospectent pas de la même façon, et mélanger les deux dans une même campagne dilue les deux. On tranche avant de commencer.

Référencement et appels d’offres

Au-delà de quelques centaines de salariés, la prestation intellectuelle s’achète presque toujours via un référencement : une liste de fournisseurs agréés, tenue et revue par les achats. Le secteur public, lui, achète selon le code de la commande publique : au-delà des seuils de procédure formalisée, la consultation est publiée au BOAMP ou au Journal officiel de l’Union européenne, et la mise en concurrence est obligatoire.

Dans les deux cas, le cahier des charges est écrit par l’équipe qui a le besoin, avant d’arriver aux achats ou sur la plateforme de dématérialisation. C’est cette équipe que vise un appel : un prestataire qui lui a parlé avant la consultation sait ce qu’elle cherche, et il est sur la liste des entreprises consultées.

Le mouvement d’internalisation suit un cycle connu : une entreprise recrute pour réduire sa dépendance aux prestataires, bute sur le délai de recrutement des profils rares, puis reprend de la prestation sur les pics de charge. Le contact se garde d’une phase à l’autre.

Ce qui ne marche pas

  • Appeler des grands comptes sans être référencé : le standard filtre, et c’est normal.
  • Envoyer un dossier de compétences avant d’avoir parlé à quelqu’un. Il finit dans une boîte aux lettres partagée.
  • Vendre « toutes les technologies ». Un prestataire qui sait tout faire ne sait rien faire de particulier.
  • Prospecter uniquement pendant les creux. La prospection produit avec plusieurs mois de décalage : lancée dans le creux, elle arrive trop tard.

Questions fréquentes

Vous savez qualifier un besoin technique ?

Oui. Je distingue une mission de maintenance d’un projet de migration, un besoin de renfort d’un besoin d’expertise, et je sais poser les questions qui évitent de faire perdre son temps à votre équipe avant-vente.

Vous appelez les grands comptes ou les PME ?

Les deux, avec deux objectifs différents. Sur les grands comptes, l’objectif réaliste d’une campagne est d’identifier le bon interlocuteur et d’exister avant le prochain appel d’offres. Sur les PME, on peut viser un rendez-vous directement.

Est-ce que vous placez les profils vous-même ?

Non. Je décroche des rendez-vous qualifiés et je vous les passe avec tout le contexte. Le placement, la négociation et la relation client restent chez vous : c’est votre métier.

Et si notre positionnement est une niche technologique ?

C’est plutôt un avantage. Une niche réduit la liste mais augmente la pertinence de chaque appel, et elle élimine d’emblée la concurrence des généralistes.

Pour aller plus loin

Si vous hésitez entre un commercial maison et un prestataire, l’article externaliser sa prospection ou recruter un SDR pose le calcul.

Les marchés auxquels vous vendez ont leur fiche, avec qui décide et comment on le joint : prospecter les PME industrielles et agroalimentaires et prospecter les organismes de formation.

Les donneurs d’ordre se concentrent en Île-de-France : la page sur la prospection téléphonique à Paris décrit le tissu local.

Et pour voir comment une campagne se déroule, de la note de cadrage au rendez-vous : comment ça marche.

Trente minutes pour savoir si la prospection se rembourse chez vous.

Vous me dites ce que vous vendez et à qui. Je vous dis si le téléphone tient sur votre marché, et avec quelle formule. Si on tombe d’accord, le devis part le jour même.

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