Prospection téléphonique à Bordeaux : appeler la Gironde sans y être

Prospecter par téléphone à Bordeaux, c’est parler à deux économies qui s’ignorent : la filière numérique venue avec le TGV, et le vin, le négoce, l’aéronautique.

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La grande vitesse, et l’économie bordelaise qui n’a pas bougé

La mise en service de la ligne à grande vitesse en 2017 a changé la nature du marché bordelais. Des directions, des agences et beaucoup de profils qualifiés sont descendus de Paris, et la filière numérique locale a gagné en densité en quelques années. Mais l’économie historique n’a pas bougé d’un mètre : le vin, le négoce, l’aéronautique et la défense continuent de peser plus lourd que la tech, et ce sont eux qui portent les budgets d’infrastructure.

Le vin, une filière qui achète surtout du service

Châteaux, coopératives, négociants de la place de Bordeaux, courtiers. Le décideur y est presque toujours le propriétaire ou le directeur d’exploitation : ces maisons n’ont pas de responsable informatique. Cela veut dire une décision rapide quand on tombe sur la bonne personne, et un standard qui ne sert à rien quand on ne l’a pas. Sur ce type de cible, le mobile direct est la seule porte : le standard ne mène nulle part.

Les trois autres blocs qui portent des budgets

  • L’aéronautique et la défense, à l’ouest de la rocade. Mérignac et Le Haillan concentrent Dassault Aviation, Thales, ArianeGroup et Safran. Autour gravite une sous-traitance de vingt à deux cents personnes : usinage, câblage, traitement de surface, contrôle non destructif. C’est cette couche-là qui décroche le téléphone, et elle achète sous une contrainte simple : ses donneurs d’ordre lui imposent un niveau de sécurité qu’elle n’a pas les moyens d’atteindre seule.
  • Le numérique, dense et concurrentiel. Digital Aquitaine fédère la filière, la French Tech bordelaise l’anime, Unitec et Bordeaux Technowest hébergent ce qui démarre. Le marché d’agences, d’éditeurs et d’ESN est inhabituellement fourni pour la taille de la métropole, donc saturé : une agence bordelaise qui veut grandir doit sortir de la Gironde, et c’est souvent à ce moment-là qu’elle découvre qu’elle n’a jamais eu à prospecter.
  • Les zones d’activité, hors des limites de la commune. Mérignac, Pessac, Bruges, Canéjan, Artigues, puis Libourne, Langon, le Médoc et le Bassin d’Arcachon. Un fichier arrêté à la ville de Bordeaux passe à côté de l’essentiel des entreprises qui emploient et qui investissent.

Les pôles

Digital Aquitaine
L’association qui fédère la filière numérique néo-aquitaine. Elle donne une cartographie fiable des agences, éditeurs et ESN girondins, c’est-à-dire, si vous en êtes un, la carte de vos concurrents autant que celle de vos partenaires.
Bordeaux Technowest
La technopole tournée vers l’aéronautique, le spatial, les drones et les écoactivités. Elle héberge des sociétés jeunes qui ont un produit sans avoir encore de commercial : le profil qui a le plus à gagner à sous-traiter ses premiers appels.
Unitec
L’incubateur historique de la métropole, sur le numérique, la santé et l’industrie. Même logique : une promotion annuelle de sociétés qui savent construire et qui n’ont jamais vendu.
Aerospace Valley
Le pôle de compétitivité aéronautique et spatial couvre l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine. Sa liste d’adhérents girondins est la meilleure porte d’entrée vers la sous-traitance de Mérignac, à condition de la nettoyer : y figurer ne veut pas dire y être actif.
environ 1,3 million
d’habitants dans l’aire d’attraction de BordeauxSource : INSEE, aires d’attraction des villes 2020
2 h 04
entre Bordeaux et Paris depuis la mise en service de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique, en 2017Source : SNCF

Les entreprises que je vise à Bordeaux

Chaque entreprise vient avec son SIREN.

Les agences web et e-commerce qui doivent sortir de la Gironde
Elles ont vécu sur le bouche-à-oreille pendant cinq ans, le marché local s’est resserré, et elles n’ont pas de force de vente. C’est le cas le plus courant à Bordeaux : le dirigeant sait vendre, il n’a pas le temps d’appeler.
Les ESN et infogérants qui servent l’aéro-défense de Mérignac
Le bon interlocuteur se trouve chez le sous-traitant de rang deux : un responsable informatique seul, parfois un directeur de site, à qui son donneur d’ordre impose des exigences de sécurité. L’accroche qui fonctionne parle de référencement fournisseur, pas de transformation numérique.
Les prestataires et éditeurs de la filière vin
Traçabilité, gestion de cave, vente directe, export. La filière est vaste mais très fragmentée, avec beaucoup de très petites structures. Le fichier utile s’arrête aux négociants, aux coopératives et aux domaines d’une certaine taille : en dessous, le coût d’acquisition ne passe pas.

Prospecter Bordeaux à distance

J’appelle depuis Mont-de-Marsan, dans les Landes. Le téléphone ne demande pas d’être sur place : 200 numéros appelés un par un, c’est du temps au bureau, et le trajet n’y ajouterait rien.

Ce qui compte, c’est de connaître le tissu de Bordeaux avant le premier appel, et de poser chaque rendez-vous dans votre agenda, sur vos créneaux, avec la note de l’échange.

Enregistré, transcrit, rangé dans un CRM à votre nom.

Questions fréquentes

D’où partent les appels vers la Gironde ?

De Mont-de-Marsan, à cent trente kilomètres de Bordeaux, dans la même région. Un volume, c’est 200 numéros appelés un par un depuis le bureau, là où un commercial terrain passe une bonne partie de sa semaine sur la rocade. Il n’y a pas d’agence SalesOn à Bordeaux.

Est-ce que vous connaissez le marché bordelais ?

Je connais son tissu économique et je sais construire un fichier girondin propre. Ce que je n’ai pas, c’est un carnet d’adresses local : je ne remplacerai pas une année de petits-déjeuners au club d’entrepreneurs. Si votre stratégie repose sur la recommandation locale, le téléphone vient en complément.

Vous appelez uniquement dans la métropole ?

Non, et ce serait une erreur. Les zones d’activité qui comptent sont à Mérignac, Pessac, Bruges, Canéjan et Artigues. Libourne, Langon, le Bassin d’Arcachon et le Médoc portent des entreprises qui n’apparaissent jamais dans un fichier arrêté aux limites de la commune. Le périmètre se construit avant le premier appel.

Est-ce que la filière vin répond au téléphone ?

Inégalement. Les négociants et les coopératives ont une structure et un standard, on les joint. Les petits domaines n’ont ni l’un ni l’autre : le dirigeant est dans les vignes, il rappelle rarement, et la fenêtre utile est étroite. Si votre offre s’adresse aux domaines de moins de dix salariés, dites-le-moi avant la campagne : on ajustera le fichier ou on conclura que ce n’est pas le bon canal.

Trente minutes pour savoir si Bordeaux décroche pour vous.

Vous me dites ce que vous vendez et à qui. Je vous dis si le téléphone tient sur votre marché, et avec quelle formule. Si on tombe d’accord, le devis part le jour même.

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